Ministère des Finances Canada
Rapport financier trimestriel pour le trimestre terminé le 31 décembre 2016 (non audité)

Table des matières

1. Introduction

2. Faits saillants des résultats financiers trimestriels et cumulatifs

3. Risques et incertitudes

4. Changements importants touchant le fonctionnement, le personnel et les programmes

5. Approbation par les cadres dirigeants

1. Introduction

Le présent rapport financier trimestriel a été préparé par la direction conformément à l'article 65.1 de la Loi sur la gestion des finances publiques selon la forme et les modalités de la norme comptable 1.3 du Conseil du Trésor. Il doit être lu de concert avec le Budget principal des dépenses du Ministère et le Budget supplémentaire des dépenses des Finances Canada.

Il n'a pas fait l'objet d'un audit ou d'un examen externe.

1.1 Pouvoirs, mandats et activités de programme

Le ministère des Finances Canada (le « Ministère ») dispense au gouvernement du Canada des conseils de grande qualité sur les politiques et les programmes appropriés en matière économique, budgétaire et sociale, de même que sur le plan de la sécurité et dans les secteurs financier et international dans le but de renforcer l'économie canadienne et d'assurer la durabilité des politiques budgétaires et des programmes sociaux.

Les responsabilités du Ministère comprennent :

  • La préparation du budget fédéral et de l'énoncé économique présentée à l'automne;
  • La préparation du Rapport financier annuel du gouvernement du Canada ainsi que des Comptes publics du Canada, en collaboration avec le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada et le Receveur général du Canada;
  • L'élaboration de lois et de politiques fiscales et tarifaires;
  • La gestion des emprunts fédéraux sur les marchés financiers;
  • La conception et l'administration des principaux paiements de transfert fédéraux aux provinces et aux territoires;
  • L'élaboration des politiques et des lois pour le secteur financier;
  • La représentation du Canada au sein de diverses institutions et organisations financières internationales.

La description des activités de programme du Ministère figure à la partie II du Budget principal des dépenses et dans le Rapport sur les plans et les priorités.

1.2 Méthode de présentation du rapport

Pour préparer le présent rapport trimestriel, la direction a eu recours à la méthode comptable axée sur les dépenses. L'État des autorisations qui l'accompagne comporte les autorisations de dépenses accordées au Ministère par le Parlement et celles utilisées par le Ministère, conformément au Budget principal des dépenses et au Budget supplémentaire des dépenses des deux exercices, ainsi que les transferts des crédits centraux du Conseil du Trésor approuvés d'ici la fin du trimestre. Le rapport trimestriel a été préparé au moyen d'un référentiel à usage particulier conçu pour communiquer les renseignements financiers nécessaires au sujet de l'utilisation des autorisations de dépenses.

L'autorisation parlementaire est requise avant que le gouvernement ne puisse dépenser les fonds. Les approbations prennent la forme de limites approuvées une fois l'an dans le cadre de lois de crédits ou de mesures législatives portant sur les autorisations de dépenses à usage particulier prévues par la loi.

Le Ministère applique la méthode de la comptabilité d'exercice intégrale pour préparer et présenter ses états financiers annuels qui font partie du processus de rapport ministériel sur le rendement. Cependant, les autorisations de dépenses affectées par le Parlement sont toujours comptabilisées selon une méthode axée sur les dépenses.

1.3 Ministère des Finances – Structure financière

Le Ministère a trois grandes catégories d'autorisations de dépenses. Ces catégories sont :

  • Autorisations budgétaires votées : notamment les dépenses opérationnelles du Ministère en soi, ainsi que les dépenses autorisées aux termes des programmes de subventions et contributions. Ces dépenses doivent être spécifiquement approuvées par le Parlement au moyen d'une loi de crédits.
  • Autorisations budgétaires législatives : notamment les autorisations de dépenses qui sont accordées dans le cadre d'une loi du Parlement. Les dépenses afférentes à des montants prévus par la loi n'ont pas à être approuvées de nouveau par le Parlement et il est dans l'ordre normal des choses que de telles dépenses législatives dépassent parfois les estimations de dépenses. Les paiements législatifs du Ministère comprennent ceux faits en vertu de la Loi sur les arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces et au titre d'intérêts liés à la dette publique du Canada.
  • Autorisations non budgétaires : Cette catégorie comprend les décaissements effectués par le Ministère qui n'ont aucune incidence budgétaire directe sur le gouvernement. Cela comprend la valeur des prêts initiaux consentis aux sociétés d'État qui participent au Cadre d'emprunt pour les sociétés d'État.

2. Faits saillants des résultats financiers trimestriels et cumulatifs

Le présent rapport financier trimestriel (RFT) du Ministère tient compte des résultats obtenus pendant la période comptable en cours par rapport au Budget principal des dépenses et aux Budgets supplémentaires des dépenses A et B de 2015-2016.

Le graphique qui suit compare les autorisations budgétaires disponibles pour l'exercice complet et les dépenses pour les neuf premiers mois de l'exercice 2015-2016 et de l'exercice 2016-2017. Les autorisations non budgétaires relatives à la valeur des prêts consentis aux sociétés d'État qui participent au Cadre d'emprunt pour les sociétés d'État ne sont pas prises en compte dans le Budget des dépenses.

Comparaison des autorisations budgétaires et des dépenses cumulatives budgétaires au 31 décembre pour l'exercice 2015-2016 et l'exercice 2016-2017
Pour 2016-2017, les autorisations s'élevaient à 90 017 millions de dollars à la fin du 3e trimestre; les dépenses ont totalisé 22 590 millions au 1er trimestre, 21 991 au 2e trimestre et 21 739 au 3e trimestre. Pour 2015-2016, les autorisations s'élevaient à 89 651 millions de dollars à la fin du 3e trimestre; les dépenses ont totalisé 22 468 millions au 1er trimestre, 22 168 millions au 2e trimestre et 21 124 au 3e trimestre.
Les pourcentages tiennent compte de l'utilisation des autorisations à la fin du trimestre.

Les sections 2.1 et 2.2 ci-dessous mettent en évidence les postes importants qui ont contribué à l'augmentation des ressources disponibles de 2015-2016 à 2016-2017 et à une baisse des dépenses réelles (budgétaires et non budgétaires) au 31 décembre 2016 comparativement au 31 décembre 2015. Plus de détails peuvent être trouvés au tableau 1, État des autorisations, figurant à la fin du présent document.

2.1 Analyse des autorisations

Total des autorisations

Le tableau qui suit compare les autorisations cumulatives par crédit pour l'exercice en cours et l'exercice précédent.

Comparaison des autorisations disponibles pour l'exercice financier au 31 décembre des exercices 2015-2016 et 2016-2017
      Écart
     
Autorisations disponibles (en millions de dollars) 2016-2017 2015-2016 $ %
Autorisations budgétaires        
  Autorisations votées :        
    Crédit 1 - Autorisations de programme  101.2 107.7 (6.5) -6.0%
  Autorisations législatives :        
    Principaux transferts aux autres administrations 66 413.4 63 312.4 3 101.0 4.9%
    Frais d'intérêt relatifs à la dette non échue et intérêts sur autres passifs 22 901.0 25 618.0 (2 717.0) -10.6%
    Charges de programmes directs 601.2 613.0 (11.8) -1.9%
  Total des autorisations législatives 89 915.6 89 543.4 372.2 0.4%
Total des autorisations budgétaires 90 016.8 89 651.1 365.7 0.4%
Autorisations non budgétaires - - - -
Total des autorisations 90 016.8 89 651.1 365.7 0.4%

Les autorisations disponibles pour l'exercice 2016-2017 s'élevaient à 90 016,8 millions de dollars à la fin du troisième trimestre comparativement à 89 651,1 millions de dollars à la fin du troisième trimestre de 2015-2016, ce qui représente une augmentation de 365,7 millions de dollars.

Autorisations budgétaires votées

À compter de l'exercice 2016-2017, les dépenses de fonctionnement ministériel, les subventions et les contributions ont été regroupées dans le Crédit 1 – Dépenses de programmes. Cette modification offre une approche plus efficiente de la gestion des dépenses votées.

Les autorisations de programme du crédit 1 disponibles pour 2016-2017 s'élevaient à 101,2 millions de dollars au 31 décembre 2016, comparativement à 107,7 millions de dollars pour la même période en 2015-2016, ce qui représente une diminution de 6,5 millions de dollars. Cette diminution est principalement attribuable à une réduction du financement des programmes de publicité gouvernementale.

Autorisations budgétaires législatives

Les autorisations législatives disponibles pour l'exercice 2016-2017 s'élevaient à 89 915,6 millions de dollars à la fin du troisième trimestre comparativement à 89 543,4 millions de dollars à la fin du même trimestre de 2015-2016, ce qui représente une augmentation de 372,2 millions de dollars.

Cette augmentation de 372,2 millions de dollars se rapporte à trois grandes catégories : une hausse de 3 101,0 millions de dollars au titre des transferts principaux aux autres administrations, compensée par une baisse des autorisations des charges de programmes directes de 11,8 millions de dollars et d'une baisse des frais d'intérêt relatifs à la dette non échue et intérêts sur autres passifs de 2 717,0 millions de dollars. Des précisions supplémentaires sont fournies ci-dessous.

Les autorisations au titre des principaux transferts aux autres administrations au 31 décembre 2016 s'élevaient à 66 413,4 millions de dollars, comparativement au montant de 63 312,4 millions de dollars pour la même période en 2015-2016. L'augmentation de 3 101,0 millions de dollars est principalement attribuable aux facteurs suivants :

  • Transfert canadien en matière de santé (TCS) – une augmentation de 2 041,6 millions de dollars tenant compte de l'accroissement annuel du financement prévu dans la Loi sur l'emploi, la croissance et la prospérité durable de 2012. Ce programme augmentera de 6 % par année jusqu'en 2016-2017, après quoi il connaîtra une croissance reposant sur une moyenne mobile sur trois ans d'une croissance nominale du produit intérieur brut, avec une hausse garantie du financement d'au moins 3 % par année;
  • Péréquation fiscale – une augmentation de 539,1 millions de dollars en raison du multiplicateur fondé sur le produit intérieur brut de 3,1 %, appliqué au niveau de 2015-2016;
  • Transfert canadien en matière de programmes sociaux – une augmentation de 388,8 millions de dollars qui tient compte de la hausse annuelle de 3 % de l'engagement de financement inclus dans la Loi sur l'emploi, la croissance et la prospérité durables de 2012;
  • Paiements de remplacement au titre des programmes permanents – une baisse du recouvrement de 120,0 millions de dollars à la suite d'une baisse de la valeur des points d'impôt sur le revenu des particuliers qui ont été transférés au Québec;
  • Financement des territoires – une augmentation de 41,9 millions de dollars à la suite de l'utilisation de données nouvelles et mises à jour pour calculer les exigences liées aux dépenses des territoires et les capacités de percevoir des recettes qui sont incluses dans la formule de financement des territoires. La Loi no 1 d'exécution du budget de 2016 comprend les modifications apportées à ce programme afin de tenir compte des effets de la révision des données de certains secteurs publics. À la suite de l'adoption de cette loi le 22 juin 2016, les montants de la formule de financement des territoires ont été ajustés et, par conséquent, un montant additionnel de 67 millions de dollars sera versé pour l'exercice 2016-2017;
  • Recouvrement ayant trait aux allocations aux jeunes – une baisse du recouvrement de 28,4 millions de dollars à la suite d'une baisse de la valeur estimée des points d'impôt sur le revenu des particuliers qui ont été transférés au Québec;
  • Subventions législatives – une augmentation de 8 millions de dollars est attribuable aux paiements à verser à Terre-Neuve-et-Labrador conformément à l'article 29 en vertu de la Loi relative au supplément d'aide financière à Terre-Neuve-et-Labrador, lesquels ont recommencé en 2016-2017.

Les autorisations au titre des charges de programmes directes s'élevaient à 601,2 millions de dollars à la fin du troisième trimestre de l'exercice 2016-2017 comparativement à 613,0 millions de dollars à la même date en 2015-2016, ce qui représente une baisse de 11,8 millions de dollars. Cette baisse est largement attribuable aux coûts plus faibles que prévu liés à la monnaie canadienne.

Les autorisations pour les frais d'intérêt relatifs à la dette non échue et intérêts sur autres passifs au 31 décembre 2016 s'élevaient à 22 901,0 millions de dollars, comparativement à 25 618,0 millions de dollars pour la même période en 2015-2016. La baisse de 2 717,0 millions de dollars est attribuable aux facteurs suivants :

  • Frais d'intérêt relatifs à la dette non échue – une baisse de 2 176,0 millions de dollars est attribuable à une révision à la baisse des taux d'intérêt par des économistes du secteur privé pour 2016-2017, conformément au budget de 2016;
  • Intérêts sur autres passifs – une baisse de 541,0 millions de dollars principalement attribuable à la diminution du taux moyen des obligations à long terme du Canada qui sert à calculer l'intérêt sur les obligations des régimes de retraite de la fonction publique en ce qui a trait au service antérieur au 1er avril 2000.

Autorisations non budgétaires

Les autorisations non budgétaires relatives à la valeur des prêts consentis aux sociétés d'État qui participent au Cadre d'emprunt pour les sociétés d'État ne sont pas prises en compte dans le Budget des dépenses. Le montant brut des emprunts dont ont besoin les sociétés d'État est fonction de la nécessité de jumeler l'échéance et la structure des besoins en emprunts des clients des sociétés. La situation économique courante et les attentes à l'égard de l'avenir économique influent sur ces activités, qui peuvent varier grandement en peu de temps. Par exemple, si les clients de la société d'État sollicitent des prêts à court terme et à taux variable, la société d'État en question s'efforcera de les jumeler à des emprunts à court terme contractés auprès du gouvernement. Le prêt sera ainsi refinancé plusieurs fois tout au long de l'année, le montant brut plus élevé des emprunts étant associé à un montant net moins élevé des emprunts. Cette situation peut changer très rapidement si les conditions du marché laissent entendre une éventuelle hausse des taux d'intérêt et que les clients cherchent à immobiliser les coûts de leurs emprunts au moyen d'emprunts à plus long terme. Il peut donc y avoir des fluctuations très importantes d'un exercice à l'autre ainsi que pendant un exercice en cours. Compte tenu du fait que les prévisions peuvent comporter des inexactitudes et que les avances brutes aux sociétés d'État constituent un poste non budgétaire qui n'a aucun effet sur la dette nette du gouvernement, le Ministère ne rend compte que des emprunts réels des sociétés d'État.

2.2 Analyse des dépenses

Dépenses totales

Le tableau qui suit compare les dépenses cumulatives par crédit pour l'exercice en cours et l'exercice précédent.

Comparaison des dépenses cumulatives au 31 décembre des exercices 2015-2016 et 2016-2017
      Écart
     
Dépenses cumulatives (en millions de dollars) 2016-2017 2015-2016 $ %
Dépenses budgétaires        
  Dépenses votées :        
    Crédit 1 - Dépenses de programme  67.6 72.5 (4.9) -6.8%
  Dépenses législatives :        
    Principaux transfers aux autres administrations 50 073.6 47 829.3 2 244.3 4.7%
    Frais d'intérêt relatifs à la dette non échue et intérêts sur autres passifs 16 048.5 17 655.5 (1 607.0) -9.1%
    Charges de programmes directs 130.1 203.5 (73.4) -36.1%
  Total partiel des dépenses législatives 66 252.2 65 688.3 563.9 0.9%
Total des dépenses budgétaires 66 319.8 65 760.8 559.0 0.9%
Dépenses non budgétaires 39 702.4 43 071.4 (3 369.0) -7.8%
Total des dépenses cumulatives 106 022.2 108 832.2 (2 810.0) -2.6%

Les dépenses totalisaient 106 022,2 millions de dollars à la fin du troisième trimestre de l'exercice 2016-2017 comparativement à 108 832,2 millions de dollars déclarés à la même date en 2015-2016, ce qui représente une diminution de 2 810,0 millions de dollars ou 2,6 %.

Dépenses budgétaires votées

Les dépenses de fonctionnement du programme du crédit 1 totalisaient 67,6 millions de dollars à la fin du troisième trimestre comparativement à 72,5 millions de dollars pour la même période en 2015-2016, ce qui représente une baisse de 4,9 millions de dollars ou 6,8 %. La baisse est principalement attribuable à la réduction des dépenses du gouvernement en frais de publicité.

Dépenses budgétaires législatives

Les dépenses législatives totalisaient 66 252,2 millions de dollars à la fin du troisième trimestre de 2016-2017 comparativement à 65 688,3 millions de dollars à la fin du troisième trimestre de 2015-2016, ce qui représente une augmentation de 563,9 millions de dollars ou 0,9 %.

Cette augmentation s'explique par une hausse de 2 244,3 millions de dollars au titre des principaux transferts aux autres administrations, compensée par une baisse de 1 607,0 millions de dollars en frais d'intérêt relatifs à la dette non échue et intérêts sur autres passifs (baisses de 1 191,7 millions et de 415,3 millions de dollars, respectivement) et une baisse de 73,4 millions de dollars en charges de programmes directes.

Les dépenses liées aux principaux transferts aux autres administrations au 31 décembre 2016 s'élevaient à 50 073,6 millions de dollars, comparativement à 47 829,3 millions de dollars à la même date en 2015-2016, ce qui représente une augmentation de 2 244,3 millions de dollars. Cette augmentation est attribuable à l'effet net des facteurs suivants :

  • Transfert canadien en matière de santé – une augmentation de 1 532,5 millions de dollars;
  • Péréquation fiscale – une augmentation de 404,3 millions de dollars;
  • Transfert canadien en matière de programmes sociaux – une augmentation de 291,6 millions de dollars;
  • Financement des territoires – une augmentation de 47,0 millions de dollars;
  • Recouvrement ayant trait aux allocations aux jeunes – une diminution des recouvrements de 4,9 millions de dollars;
  • Subventions législatives – une augmentation de 4,0 millions de dollars;
  • Paiements de remplacement au titre des programmes permanents – une augmentation des recouvrements de 40,0 millions de dollars.

Les explications des augmentations de tous les facteurs susmentionnés concordent avec celles présentées sous la rubrique « Autorisations budgétaires législatives » à la section 2.1.

Les charges de programmes directes à la fin du troisième trimestre de l'exercice 2016-2017 s'élevaient à 130,1 millions de dollars comparativement à 203,5 millions de dollars pour la même période en 2015-2016, ce qui représente une baisse de 73,4 millions de dollars. Cette diminution est principalement attribuable à l'effet net des facteurs suivants :

  • Incitatif pour l'élimination des impôts provinciaux sur le capital – une diminution de 52,1 millions de dollars à 0 $, puisque les derniers paiements pour cet incitatif ont été réalisés en 2015-2016 et qu'aucun autre paiement n'est prévu après 2015-2016;
  • Pertes de change – une baisse de 40,5 millions de dollars attribuable à un décalage dans la réconciliation de l'autre compte d'affaire du gouvernement avec le receveur général (26 millions de dollars) et à une réévaluation du compte du fonds des changes (15 millions de dollars);
  • Paiement d'éléments de passif enregistrés précédemment comme recettes – une augmentation de 1,2 million de dollars;
  • Achat de monnaie canadienne – une augmentation de 17,9 millions de dollars est attribuable à la variation habituelle de la demande pour la monnaie venant des commerces et des consommateurs et du moment de l'acquisition de la monnaie durant l'année.

Les dépenses liées aux frais d'intérêt relatifs à la dette non échue et intérêts sur autres passifs s'élevaient à 16 048,5 millions de dollars au 31 décembre 2016 comparativement à 17 655,5 millions de dollars à la même date en 2015-2016, ce qui représente une baisse de 1 607,0 millions de dollars. Cette diminution est attribuable aux facteurs suivants :

  • Frais d'intérêt relatifs à la dette non échue – une baisse de 1 191,7 millions de dollars, principalement attribuable à un taux d'intérêt moyen en vigueur plus faible sur les obligations d'épargne du gouvernement du Canada et aux bons du Trésor;
  • Intérêts sur autres passifs – une baisse de 415,3 millions de dollars principalement attribuable à une diminution du taux moyen des obligations à long terme du Canada, qui sert à calculer l'intérêt sur les obligations des régimes de retraite de la fonction publique en ce qui a trait au service antérieur au 1er avril 2000.

Dépenses non budgétaires

Les dépenses non budgétaires totalisaient 39 702,4 millions de dollars à la fin du troisième trimestre de 2016-2017 comparativement à 43 071,4 millions de dollars à la fin du même trimestre de l'année précédente, ce qui représente une diminution de 3 369,0 millions de dollars. Cette diminution est attribuable à l'effet net des facteurs suivants :

  • une diminution de 3 080,6 millions de dollars est liée à la valeur des prêts consentis aux sociétés d'État qui participent au Cadre d'emprunt pour les sociétés d'État. Le montant brut des emprunts contractés par les sociétés d'État est fonction de la demande et des besoins opérationnels des entités participantes ainsi que des échéances des emprunts des sociétés d'État. Les montants peuvent donc varier considérablement d'une année à l'autre;
  • une baisse de 160,8 millions dans les paiements en vertu de la Loi sur les accords de Bretton Woods et les accords connexes – Organisations internationales;
  • une baisse de 128,6 millions de dollars en prêts accordés au Fonds monétaire international dans le cadre des Nouveaux accords d'emprunt (NAE);
  • une augmentation de 1,0 million de dollars dans les Avances aux termes du paragraphe 13(1) de la Loi sur l'Agence de la consommation en matière financière du Canada.

Tableau des modifications importantes des dépenses budgétaires ministérielles par article courant

Le tableau 2 situé à la fin du présent rapport présente les dépenses budgétaires ministérielles par article courant (AC). Les principaux écarts de dépenses par article courant entre 2016-2017 et 2015-2016 sont les suivants :

  • Frais de la dette publique (AC 11) – une baisse de 1 607,0 millions de dollars attribuable à une baisse du taux d'intérêt effectif moyen;
  • Autres subventions et paiements (AC 12) – les pertes de change sont de 38,6 millions de dollars inférieures en 2016-2017 comparativement à 2015-2016;
  • Information (AC 03) – une baisse de 6,2 millions de dollars principalement attribuable à la diminution des dépenses publicitaires;
  • Services publics, fournitures et approvisionnements (AC 07) – une hausse de 17,7 millions de dollars dans l'achat de monnaie canadienne;
  • Paiements de transfert (AC 10) – une augmentation nette de 2 193,2 millions de dollars, dont la plus grande partie est attribuable à l'augmentation des dépenses législatives au titre des principaux transferts aux autres administrations.

Les écarts d'un exercice à l'autre ont été expliqués en détail dans la section 2.2.

Dépenses trimestrielles

Les dépenses au troisième trimestre de l'exercice 2016-2017 s'élevaient à 34 660,6 millions de dollars comparativement à 34 561,3 millions de dollars pour le troisième trimestre de 2015-2016, ce qui représente une augmentation de 99,3 millions de dollars, ou 0,3 % des dépenses trimestrielles.

Comparaison des dépenses trimestrielles au 31 décembre des exercices 2015-2016 et 2016-2017
      Écart
     
Dépenses du troisième trimestre (en millions de dollars) 2016-2017 2015-2016 $ %
Dépenses budgétaires        
  Dépenses votées :        
    Crédit 1 - Dépenses de programme  20.7 23.5 (2.8) -11.9%
  Dépenses législatives :        
    Principaux transfers aux autres administrations 16 532.9 15 854.1 678.8 4.3%
    Frais d'intérêt relatifs à la dette non échue et intérêts sur autres passifs 5 117.2 5 220.3 (103.1) -2.0%
    Charges de programmes directs 67.7 26.1 41.6 159.4%
  Total partiel des dépenses législatives 21 717.8 21 100.5 617.3 2.9%
Total des dépenses budgétaires 21 738.5 21 124.0 614.5 2.9%
Dépenses non budgétaires 12 922.1 13 437.3 (515.2) -3.8%
Total des dépenses du troisième trimestre 34 660.6 34 561.3 99.3 0.3%

Les explications de l'écart entre les dépenses trimestrielles sont conformes aux explications de l'écart des dépenses cumulatives fournies dans la section 2.2.

3. Risques et incertitudes

L'économie canadienne continue de s'adapter à la faiblesse des prix du pétrole et à la morosité du contexte économique mondial. En règle générale, les secteurs non pétroliers de l'économie ont été résilients et la consommation des ménages s'est maintenue.

En ce qui concerne la situation économique mondiale fragile, le Ministère continuera de surveiller l'évolution de la situation et les risques observés dans les régions et les pays clés. L'économie mondiale subit un déplacement structural fondamental. Les populations des économies avancées vieillissent, ce qui se traduit par une baisse de la croissance de la main-d'œuvre. Certaines économies émergentes, notamment la Chine, sont en cours de transition, passant de l'industrialisation fortement axée sur l'investissement et le commerce à une croissance plus modérée fondée sur la consommation. En même temps, la décision du Royaume-Uni de quitter l'Union européenne et l'adoption d'un nombre croissant de mesures nuisibles au commerce parmi les grandes économies indiquent une tendance à la hausse du protectionnisme à l'échelle mondiale. Enfin, l'économie mondiale continue d'être touchée par la crise financière de 2008-2009 et ses conséquences – notamment, l'accroissement de l'endettement dans certains pays et la nécessité de remettre en état le système financier dans d'autres. Ces facteurs expliquent de plus en plus la précarité de la croissance du commerce et de l'investissement mondiaux, la faiblesse persistante des prix des produits de base et la morosité de la croissance mondiale.

Le profil de risque organisationnel du ministère des Finances Canada présente un aperçu des principaux risques de l'organisation. Il fait porter l'attention et les plans d'action de la haute direction sur les mesures destinées à atténuer les effets négatifs de l'incertitude de l'économie mondiale et l'incidence de ceux-ci sur l'économie canadienne. Le Ministère surveille ses risques organisationnels et les réponses à ces derniers afin de cerner les sources de possibilités et de traduire les progrès issus de la mise en œuvre des mesures d'atténuation des risques.

4. Changements importants touchant le fonctionnement, le personnel et les programmes

Pendant le trimestre, Tim Sargent, sous-ministre délégué et représentant au G7/20, a quitté le Ministère le 21 octobre 2016. Rob Stewart a été nommé à ce rôle le 24 octobre 2016. De plus, Chris Forbes a été nommé sous-ministre délégué le 14 novembre 2016.

5. Approbation par les cadres dirigeants

Approuvé par :

Original signé par
Paul Rochon, sous-ministre
Original signé par
Christopher Meyers, dirigeant principal des finances

Ottawa, Canada
Le 28 février 2017

Ministère des Finances Canada
Rapport financier trimestriel pour le trimestre terminé le 31 décembre 2016 
Tableau 1 : État des autorisations (non vérifié)
(en milliers de dollars)
  Exercice 2016-2017 Exercice 2015-2016
 

  Total disponible pour utilisation pour l'exercice se terminant le
31 mars 2017 *
Total utilisé pendant le trimestre terminé le 31 décembre 2016 Total de l'exercice courant utilisé à la fin du trimestre Total disponible pour utilisation pour l'exercice se terminant le 31 mars 2016 * Total utilisé pendant le trimestre terminé le 31 décembre 2015 Total de l'exercice courant utilisé à la fin du trimestre
Autorisations budgétaires            
Autorisations votées            
Dépenses de programme 101 190 20 743 67 646 107 705 23 517 72 486
 

Total des autorisations votées 101 190 20 743 67 646 107 705 23 517 72 486
 

Autorisations législatives            
Principaux transferts aux autres administrations            
Transfert canadien en matière de santé (Partie V.1 – Loi sur les arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces) 36 067 673 9 016 919 27 050 755 34 026 107 8 505 241 25 518 295
Transfert canadien en matière de programmes sociaux (Partie V.1 – Loi sur les arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces) 13 347 956 3 336 989 10 010 967 12 959 181 3 239 795 9 719 386
Arrangements fiscaux
Péréquation fiscale (Partie I – Loi sur les arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces) 17 880 415 4 470 103 13 410 311 17 341 310 4 335 328 13 005 983
Financement des territoires (Partie I.1 – Loi sur les arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces) 3 602 980 721 411 2 881 569 3 561 034 726 451 2 834 583
Subventions législatives (Lois constitutionnelles de 1867 à 1982, et autres autorisations législatives) 42 363 1 238 22 419 34 378 1 237 18 419
Recouvrement ayant trait aux allocations aux jeunes (Loi de 1964 sur la révision des arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces) (824 634) - (412 317) (853 046) - (417 261)
Autres principaux transferts            
Paiement de péréquation compensatoire supplémentaire - Nouvelle-Écosse (Loi sur les paiements de péréquation compensatoires supplémentaires à la Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve-et-Labrador) 33 255 - - 36 779 - -
Paiement de péréquation supplémentaire - Nouvelle-Écosse (Partie I - Loi sur les arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces) 16 026 - - 79 348 - -
Paiements de remplacement au titre des programmes permanents (Partie VI – Loi sur les arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces) (3 752 650) (1 013 741) (2 890 066) (3 872 657) (954 002) (2 850 075)
 

Total des principaux transferts aux autres administrations 66 413 384 16 532 919 50 073 638 63 312 434 15 854 050 47 829 330
Frais d'intérêt relatifs à la dette non échue et intérêts sur autres passifs            
Frais d'intérêt relatifs à la dette non échue et autres coûts liés à la dette publique 15 812 000 3 390 737 10 757 996 17 988 000 3 351 060 11 949 705
Intérêts sur autres passifs 7 089 000 1 726 420 5 290 541 7 630 000 1 869 279 5 705 844
 

Total des frais d'intérêt relatifs à la dette non échue et intérêts sur autres passifs 22 901 000 5 117 157 16 048 537 25 618 000 5 220 339 17 655 549
Charges de programmes directs            
Charges de fonctionnement            
Achat de la monnaie canadienne 96 000 27 878 80 839 108 000 14 356 62 978
Contributions aux régimes d'avantages sociaux des employés 12 304 3 055 9 166 12 097 3 024 9 073
Ministre des Finances – Traitement et allocation pour automobile 83 21 56 82 15 56
Ministre d'État (Finances) - Allocation pour automobile - - - 2 - 1
Paiements de transfert
Incitatif pour l'élimination des impôts provinciaux sur le capital (Partie IV - Loi sur les arrangements fiscaux entre le grouvernement fédéral et les provinces) - - - - 24 100 52 100
Paiements à l'Association internationale pour le développement 441 620 - - 441 610 - -
Paiements de dettes à des organisations internationales au nom des pays pauvres en vertu du paragraphe 18(1) de la Loi sur la reprise économique 51 200 - - 51 200 - -
Autres
Pertes de change - 35 943 36 761 - (16 061) 77 235
Paiement d'éléments de passif enregistrés précédemment comme recettes - 767 3 163 - 671 1 941
 

Total des charges de programmes directs 601 207 67 664 129 985 612 991 26 105 203 384
 

Total des autorisations législatives 89 915 591 21 717 740 66 252 160 89 543 425 21 100 494 65 688 263
 

Total des autorisations budgétaires 90 016 781 21 738 483 66 319 806 89 651 130 21 124 011 65 760 749
 

Autorisations non budgétaires
Avances consenties aux sociétés d'État (montant brut) - 12 919 124 39 693 408 - 13 348 832 42 774 027
Avances consenties aux termes du paragraphe 13(1) de la Loi sur l'Agence de la consommation en matière financière du Canada (montant brut) - 3 000 9 000 - 3 000 8 000
Paiement en vertu de la Loi sur les accords de Bretton Woods et des accords connexes - Organisations internationales (montant brut) - - - - 67 173 160 761
Paiement au Fonds monétaire international Nouveaux accords d'emprunt - - - - 18 247 128 631
 

Total des autorisations non budgétaires - 12 922 124 39 702 408 - 13 437 252 43 071 419
 

Total des autorisations 90 016 781 34 660 607 106 022 214 89 651 130 34 561 263 108 832 168
* N'inclut que les autorisations disponibles pour l'exercice et accordées par le Parlement à la fin du trimestre

 

Ministère des Finances Canada
Rapport financier trimestriel pour le trimestre terminé le 31 décembre 2016
Tableau 2 - Dépenses budgétaires ministérielles par article courant (non vérifiées)
(en milliers de dollars)
  Exercice 2016-2017 Exercice 2015-2016
 

  Dépenses prévues pour l'exercice se terminant le
31 mars 2017
Total dépensé pendant le trimestre terminé le
31 décembre 2016
Total de l'exercice courant utilisé à la fin du trimestre Dépenses prévues pour l'exercice se terminant le
31 mars 2016
Total dépensé pendant le trimestre terminé le
31 décembre 2015
Total de l'exercice courant utilisé à la fin du trimestre
Dépenses            
  Personnel 86 309 19 837 60 599 88 791 21 035 62 149
  Transport et
  communications
3 317 746 1 926 2 309 582 1 619
  Information 1 754 305 743 8 763 1 391 6 934
  Services professionnels
  et spéciaux
15 063 1 817 7 415 13 159 2 417 6 450
  Locations 1 586 463 965 1 156 104 574
  Réparation et entretien 200 46 89 79 29 77
  Services publics,
  fournitures et
  approvisionnements
96 487 27 940 80 992 108 363 14 530 63 266
  Acquisition de terrains,
  de bâtiments et travaux
- - - 115 114 114
  Acquisition de machines
  et de matériel
912 25 145 2 217 137 228
  Paiements de transfert 66 910 239 16 532 929 50 077 648 63 808 279 15 878 650 47 884 432
  Frais de la
  dette publique
22 901 000 5 117 157 16 048 537 25 618 000 5 220 339 17 655 549
  Autres subventions et
  paiements
64 37 273 40 829 49 (15 291) 79 408
 
Total des dépenses budgétaires brutes 90 016 931 21 738 538 66 319 888 89 651 280 21 124 037 65 760 800
Moins recettes affectées aux dépenses 150 55 82 150 26 51
 
Total des dépenses budgétaires nettes 90 016 781 21 738 483 66 319 806 89 651 130 21 124 011 65 760 749